le miel de mon jardin

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-   LES ABEILLES -

Pour les curieux, quelques précisions sur les abeilles et leurs comportements....

Quelques planches qui rappelleront des souvenirs à certains.....

Comment les abeilles s'orientent-elles?

C'est Karl von Frischa qui a découvert le prodigieux "langage" des abeilles : lorsqu'une butineuse revient à la ruche au terme d'une exploration, et qu'elle a découvert une source de nourriture, elle exécute dans l'obscurité de la ruche une sorte de danse. Les autres abeilles perçoivent l'agitation de cette abeille et viennent s'agglutiner à elle pour décoder les informations contenues dans ces mouvements.

Deux cas de figure se présentent :

  • Lorsque la nourriture est à moins de 100 m, une danse en rond signale simplement la proximité du repas, sans indication de direction.
     

  • Quand la distance de la source est supérieure à 100 m, l'abeille exécute une danse en forme de 8 qui indique cette fois la distance et la direction d'approvisionnement.
    la vitesse d'exécution de la danse est d'autant plus élevée que la source est proche et elle transpose dans le plan vertical l'angle que fait la direction de la nourriture avec la direction du soleil dans le plan horizontal.

    Son oeil est constitué d'un assemblage de petits éléments qui permettent d'analyser la polarisation de la lumière et elle peut connaître à tout instant la direction du soleil, même quand celui-ci est caché par les nuages. 

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L'abeille pèse environ un dixième de gramme. Elle peut rapporter la moitié de son, poids, soit 0gr05 ; mais souvent elle ne rapporte que 0gr02 par voyage. Pour un apport de 1 kilogramme de miel, il faut donc que l'abeille fasse 50 000 voyages ou que 50 000 abeilles fassent un voyage. L'abeille peut faire par jour une vingtaine de voyages de 1 km aller et retour pour rapporter 0gr40 de miel. La récolte de 1 kg de miel représente donc plus de 40 000 kilomètres, soit plus que le tour du monde !

Qu'est ce que l'essaimage...

L'essaimage est un phénomène observé dans les ruches d'abeilles, lorsque une partie des abeilles quittent la ruche avec une reine (l'essaim) pour former une nouvelle colonie.

Cela se produit généralement à la saison favorable : au milieu du printemps, ce qui a permis à la colonie mère de se développer après l'hiver, et laissera le temps à la nouvelle de construire la nouvelle ruche et former des provisions. Dans les semaines précédentes, plusieurs larves ont été nourries à la gelée royale pour devenir des reines. C'est l'ancienne reine qui accompagne l'essaim juste avant l'apparition de celle qui la remplacera. Elle peut être suivie par une des jeunes reines, il s'agit alors d'un essaim dit secondaire.

L'essaimage est le mode naturel de reproduction des colonies d'abeilles.

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La reine des abeilles ...

La reine des abeilles est reconnaissable parmi toutes par sa taille : son corps, plus gros et plus allongé, mesure 20mm (contre 15mm pour une ouvrière). Mais étonnement, ses ailes ne sont pas plus grandes et ne recouvrent pas l'intégralité de son abdomen.

Autres particularités liées à son rôle : elle ne possède ni glandes cirières (elle ne construit pas de rayons de cire), ni d'organes de récolte ou de succion, indispensables au butinage. Car la reine ne collecte ni nectar ni pollen ! Elle ne quitte la ruche qu'une fois au début de sa vie, pour le vol nuptial. Ainsi, tout organe présent chez les ouvrières mais inutile au rôle de reproduction, est absent du corps de la reine.

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La reine est la seule femelle féconde de la ruche et donnera naissance à toutes les abeilles de la colonie, qu'il s'agisse d'ouvrières ou de faux-bourdons.

Quand vient l'heure de la fécondation, après quelques jours de vie, la jeune reine vierge quitte la ruche et s'envole afin de connaitre le seul et unique coït de sa vie. Les mâles forment un nuage et se lancent dans une course effrénée dans le but d'atteindre la reine. Lors du vol nuptial, l'appareil génital de l'abeille mâle restera accroché à la reine, se séparant ainsi de l'abdomen du faux-bourdon. A la manière d'une ouvrière qui verra son abdomen arraché après avoir piqué un étranger, le mâle mourra dans les minutes suivant le coït. 

Une fois sa spermathèque remplie, la reine fécondée rentre à la ruche et n'en sortira plus. Désormais, elle passera ses journées à pondre, jusqu'à 2 000 œufs, soit plus d'un oeuf par minute !

Les cycles de ponte sont fonction des températures extérieures : le plus fort de la production se fera en mai, juin et juillet puis le rythme diminuera jusqu'à devenir nul en décembre, janvier, février pour reprendre en mars, avril.

Si son unique but est de donner la vie, elle commence souvent la sienne par un fratricide. En effet, lorsque les ouvrières sentent qu'il est temps de mettre une nouvelle reine au monde pour perpétuer la vie de leur ruche (suite à la mort accidentelle de la souveraine, un essaimage ou face au vieillissement de la reine), elles vont produire plusieurs cellules royales (cellules en forme de doigt dépassant des cadres).

La plus rapide à naître sera l'élue et sa première tâche sera de mettre fin à la vie des autres reines conçues en parallèle. Pour cela, elle se servira de son dard. Contrairement à celui des ouvrières, en forme de harpon (qui provoque leur mort après leur première piqûre en arrachant leur propre abdomen), celui de la reine est complètement lisse. Elles peuvent donc s'en servir plusieurs fois, sans que cela ne leur porte préjudice.

L'espérance de vie d'une reine est de 4 à 5 ans, contre 5 à 6 semaines pour une ouvrière. Exclusivement nourrie de gelée royale (et nettoyée par les autres abeilles) tout au long de sa vie, la reine garde sa position de seule abeille féconde en inhibant les systèmes reproducteurs des butineuses par l'émission de messages chimiques, à base de phéromones. Si la reine disparaît, les hormones des ouvrières reprennent le dessus et le flambeau de la reproduction sera repris. Seul problème : les œufs des sujets de la reine ne sont pas fécondés et donneront 100% de mâles. La ruche sera vouée à mourir.


Si la mère des abeilles est appelée "reine", elle n'en est pas pour autant celle qui régit la vie de la ruche. Au contraire, elle en est même dépendante, puisqu'elle ne peut se nourrir seule ou assurer le développement des larves. Ce sont bel et bien les ouvrières, les forces vives des ruches.